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Le bon usage

Le bon usage

Mon blog est consacré essentiellement au bon usage de la langue française. Il est donc, spécialement conçu et destiné aux collégiens,lycéens, étudiants,et notamment aux amoureux de la langue de Molière.


Pièges de la langue française (4)

Publié par Fawzi Demmane sur 6 Mai 2009, 08:57am

Catégories : #Le bon usage

Resultat

 

 

 

 

 

 

 

 

Confluent, confluant. Ne pas écrire un confluent, nom masculin, comme confluant , participe présent du verbe confluer : Le bec d’Ambès est au confluent de la Garonne et de la Dordogne. Mais : Confluant au bec d’Ambès, la Garonne et la Dordogne mêlent leurs eaux pour former la Gironde.

 

Conjecture, conjoncture. Deux noms féminins paronymes

1 - conjecture . Supposition, hypothèse : Faute d’informations sûres, on en est réduit à des conjectures sur les intentions du gouvernement. - Dérivés : conjectural, ale, aux, conjecturer .

2 - conjoncture . Situation d’ensemble du moment (surtout en matière politique ou économique) : La conjoncture économique n’est pas vraiment favorable à une reprise des affaires. - Dérivé : conjoncturel, elle .

 


Contacter
. v.t. - Anglicisme à éviter. On préférera prendre contact (avec), rencontrer, entrer en rapport, en relation (avec)  : Essayez d’entrer en rapport avec ce journaliste, il peut nous être utile (mieux que Essayez de contacter ce journaliste). J’ai pris contact par téléphone avec la personne dont vous m’avez parlé (mieux que J’ai contacté par téléphone).

 

Crucifiement, crucifixion. Deux noms dérivés de Crucifier .

1 - crucifiement . n.m. - Supplice de la croix (en dehors d’un contexte religieux) : A Rome, dans l’Antiquité, le crucifiement était le supplice des esclaves révoltés. - S’emploie au figuré dans la langue littéraire au sens de « mortification, épreuve cruelle, grande souffrance ».

2 - crucifixion . n.f. - Supplice de la croix. S’emploie spécialement à propos du Christ : La crucifixion du Christ eut lieu la veille du sabbat. - Œuvre d’art représentant la crucifixion du Christ. Dans ce sens prend une majuscule quand il s’agit du titre de l’œuvre : Avez-vous vu, au musée du Louvre, la Crucifixion de Mantegna ?

 

Découvrir , inventer . Ces deux verbes transitifs ne sont pas synonymes.

1 - découvrir . Trouver quelques chose qui existait déjà, en révéler l’existence : Christophe Colomb découvrit l’Amérique (elle existait avant Colomb).

2 - inventer . Créer une machine, un appareil, imaginer un procédé qui n’existait pas auparavant : Niepce inventa la photographie (elle n’existait pas avant Niepce).

3 - Même différence entre découverte et invention : La découverte de l’Amérique. L’invention de la photographie.

 


Défendeur, défenseur
. Deux noms dérivés de défendre.

1 - défendeur. Celui contre qui une action juridique est intentée (s’oppose à demandeur). - Féminin : défenderesse .

2 - défenseur. Celui qui défend, protège quelqu’un ou quelque chose : Les défenseurs de la patrie . - Avocat qui défend quelqu’un en justice : Malesherbes fut le défenseur de Louis XVI devant la convention. Ce mot n’a pas de forme spéciale pour le féminin : Me Monique Dubois sera le défenseur de l’accusé .

 

Démystifier , démythifier . Conjugaison : Double i à la première personne du pluriel de l’indicatif imparfait et du subjonctif présent : (que) nous démystifiions, démythifiions,  (que) vous démystifiiez, démythifiiez. - Ces deux verbes ne sont nullement synonymes.

1 - démystifier . Détromper une collectivité qui a été victime d’une mystification, c’est-à-dire d’une croyance destinée à masquer la réalité : Les efforts des révolutionnaires devront d’abord viser à démystifier les masses populaires. Ce terme a été, à l’origine, employé seulement dans le langage marxiste. Il s’est vulgarisé ensuite en prenant le sens abusif de démythifier.

2 - démythifier . Réduire à sa réalité une chose ou une personne dont on fait un mythe, c’est-à-dire à laquelle on a attaché une importance très exagérée et dont l’image est, par là même, capable d’agir puissamment sur l’esprit des masses : Démythifier l’idée de progrès et de bonheur universel. Il a fallu démythifier cet homme politique dont on avait fait un héros national . Dans ces exemples, l’emploi de démystifier serait impropre et abusif. 

Départir . v.t. Attribuer en partage : Les dons que le ciel nous a départis . - V. pronominal.

Se départir de  : sortir de, se priver de (Il ne faut jamais se départir de son calme ) ; s’écarter de (C’est une opinion dont je ne me départirai pas ).

Doit se conjuguer comme partir et non comme répartir : Je me dépars, tu te dépars, il se départ, nous nous départons, vous vous départez, ils se départent. - Je me départais. - Je me départis. - Je me départirai. - Je me départirais. - Dépars-toi, départons-nous, départez-vous. - Que je me départe…, que nous nous départions. - Que je me départisse…, que nous nous départissions. - Se départant. - Départi, ie.

 


Au-dessous, en dessous
. Ces deux locutions sont souvent employées l’une pour l’autre. Dans la langue courante, en dessous semble d’un usage plus fréquent. Dans la langue soignée, bien qu’il n’y ait pas de règle absolue, on observe en principe la distinction suivante. Au-dessous (de) , plus bas qu’un certain endroit : Un fronton triangulaire couronne l’édifice ; au-dessous , des colonnes encadrent les fenêtres. Une frise sculptée court au-dessous de la corniche. - En dessous (de) , dans la partie inférieure (d’une chose) : En disposant sa pyramide, le marchand avait mis en dessous les fruits gâtés, en dessus les plus beaux fruits .

 

Au-dessus, en dessus . Ces deux locutions sont souvent employées l’une pour l’autre. Dans la langue soignée, bien qu’il n’y ait pas de règle absolue, on observe en principe la distinction suivante.

Au-dessus (de) , plus haut qu’un certain endroit : Jusqu’à mi-pente, la montagne est couverte de sapins ; au-dessus s’étendent les alpages, les roches dénudées et les neiges éternelles. On voyait les gros nuages noirs s’amonceler au-dessus de la plaine.

En dessus (de) , dans la partie supérieure (d’une chose) : En dessus, le gâteau est garni de crème au chocolat.

Détoner, détonner . Deux homophones à bien distinguer par l’orthographe.

1 - détoner (avec un seul n). Exploser. - Dérivés : détonant (un mélange détonant), détonateur , détonation .

2 - détonner (avec deux n). Sortir du ton en chantant ; chanter faux. - Au figuré : Ne pas être en harmonie : Les propos de cette femme détonnent dans le milieu élégant qu’elle fréquente .

 

Deuxième, second . En principe, second doit s’employer quand il y a seulement deux éléments, deuxième quand il y en a plus de deux. Cette règle n’est bien respectée que lorsque on dit un second suivi d’un nom propre ou d’un quasi nom propre : Hannibal aurait voulu être un second Alexandre le Grand (= un conquérant comparable à Alexandre le Grand). - Dans la langue surveillée, on fera attention de distinguer, par exemple, son second fils (ce qui implique que la personne dont il s’agit a deux fils) et son deuxième fils (la personne a plus de deux fils). - L’usage permet de dire indifféremment voyager en deuxième classe ou en seconde classe , mais on dit toujours, quand il y a substantivation, voyager en seconde , des billets de seconde (seconde toujours au singulier). De même, on dit toujours la seconde ou la classe de seconde (bien qu’il y ait plus de deux classes dans le cours des études) : Mon fils est en troisième, j’espère qu’il pourra passer en seconde . Inversement, on dit un soldat de deuxième classe ou un deuxième classe , bien qu’il n’y ait pas de soldats de troisième classe. Conformément à l’usage, on dit le second Empire (mais la seconde République , bien qu’il y ait eu cinq républiques). - On dit en deuxième lieu ou, plus fréquemment, en second lieu , et toujours de seconde main , commandant en second .

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