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Le bon usage

Le bon usage

Mon blog est consacré essentiellement au bon usage de la langue française. Il est donc, spécialement conçu et destiné aux collégiens,lycéens, étudiants,et notamment aux amoureux de la langue de Molière.


Brevet d'Enseignement Moyen (3)

Publié par Fawzi Demmane sur 8 Mai 2009, 01:33am

Catégories : #Salle des Profs.


 Je m’exerce

 

1 – Structure du récit et visée argumentative (1)

 

Tout allait bien pour Adwoa Mensah, une jeune Ghanéenne de 25 ans, mariée depuis deux ans. Jusqu’au jour où sa petite fille a fait une crise de paludisme. Elle en est morte… comme plus de cent personnes tous les jours au Ghana.

 

L’histoire du jeune couple est tragiquement banale. Adwoa, une commerçante, et son mari chauffeur, vivent heureux à Kasoa, à quinze kilomètres à l’ouest d’Accra, avec Akos leur petite fille de deux ans.

Mais un soir, la fièvre se déclare et monte dangereusement. Adwoa et son mari attendent des heures un médecin qui ne viendra pas. Ils lui donnent n’importe quel médicament pour faire tomber cette fièvre.

 

Et puis la nuit, arrivent les vomissements. En catastrophe, le jeune couple emmène à l’aube l’enfant au dispensaire local. Elle devait y mourir dans la soirée.

 

Le quotidien dOran, 16 octobre 2006.

 

Questions

 

1- Quel est le problème posé dans ce texte ?

- Relève dans le premier paragraphe une phrase où l’auteur exprime son opinion.

- Relève dans le texte deux expressions qui montrent l’opinion de l’auteur.

 

2- L’histoire racontée dans ce texte est « tragiquement banale ». L’expression entre guillemets signifie

que cette histoire :

- est triste mais exceptionnelle au Ghana.

- arrive tous les jours au Ghana et c’est malheureux.

- n’est pas intéressante parce qu’elle arrive tous les jours au Ghana.

Choisis la bonne réponse.

 

3- Pour retracer la progression rapide de cette malheureuse histoire, complète le tableau suivant avec des éléments que tu relèveras dans le texte.


4- Entre le moment où la fièvre s’est déclarée et la mort de l’enfant, combien de temps s’est-il écoulé ?

 

5- Adwoa, une jeune Ghanéenne, a perdu sa fille à cause de la pauvreté.

Récris cette phrase en commençant ainsi : Adwoa et son mari, ……………...


 

 

2 - Structure du récit et visée argumentative (2)

 

A l’heure où ses deux filles de sept et huit ans quittent la petite école Jean-Paul II située dans un quartier pauvre de Port-Au-Prince, Yverose Pierre, cinquante et un ans, y arrive pour suivre un programme d’alphabétisation offert aux parents d’élèves.

 

En Haïti, pays de huit millions d’habitants, l’analphabétisme touche près de 60% de la population, notamment les plus pauvres.

 

Jusqu’à cette année, Yvrose n’avait jamais fréquenté une école. Elle a accepté de prendre les cours du soir donnés par l’établissement qui accueille ses propres enfants. Mais Yvrose doit commencer dans la classe des débutants.

 

« Je sais que c’est très tard pour moi, mais je veux apprendre à lire et à écrire » avoue-t-elle, timide. Car l’objectif d’yvrose comme celui des autres « parents-élèves », c’est non seulement de pouvoir aider leurs enfants, mais de goûter à la joie de lire.

 

« Ce sont mes filles qui m’ont motivée », admet yvrose qui apprend à tracer sur un cahier d’écolier les premières lettres de l’alphabet. Elle rêve un jour de pouvoir lire des poésies et comprendre les enseignes et les affiches dans les rues.

 

Le quotidien dOran, 16 octobre 2006.

 

Questions

 

1- Qui parle dans ce texte ? –Yverose Pierre. – Le journaliste. – Les deux filles d’Yverose.

Choisis la bonne réponse.

 

2- Yverose Pierre va à l’école pour la première fois de sa vie :

- pour suivre le travail de ses filles.

- pour apprendre à lire et à écrire.

- pour accueillir les parents d’élèves.

 

3- Pour quelles raisons Yverose a-t-elle accepté de suivre ce programme d’alphabétisation ? (deux raisons)

 

4- A quel moment de la journée les cours d’alphabétisation sont-ils donnés ?

Relève dans le texte deux expressions qui justifient ta réponse.

 

5- Dans quel but l’auteur raconte-t-il l’histoire d’Yverose ?

 

6- « Ce sont mes filles qui m’ont motivée », admet………….. l’alphabet.

- Récris cette phrase au style indirect en commençant ainsi : Yverose, qui apprend à tracer sur un cahier d’écolier les premières lettres de l’alphabet, admet…………………… .

 

 

3 - Structure du récit et visée argumentative (3)

 

Je n’oublierai jamais ce jour lointain de mon adolescence. J’avais environ quinze ans et

j’accompagnais, en voiture, mes parents pour un voyage vers la France. A un moment donné, je vis des corps déchiquetés sur la route. Un terrible accident de voiture venait de se produire. J’appris plus tard qu’une famille bien imprudente avait traversé la route pour acheter quelques produits dans une échoppe. Elle avait été fauchée par un conducteur qui roulait à une vitesse incroyable !

 

Aujourd’hui encore des accidents aussi graves se produisent. On peut donc comprendre

l’acharnement du gouvernement qui ne sera jamais assez insistant afin de rappeler la nécessité de rouler à une vitesse raisonnable.

 

Jean-Pierre LECLERCQ, Les arguments, webzinemaker.com, septembre 2005.

 

Questions

 

1- Quelle est la thèse défendue par l’auteur dans ce texte ?

 

2- Quel est l’argument qu’il utilise ?

 

3- Relève la première et la dernière phrases de la partie narrative du texte.

 

4- Quels sont les temps dominants dans cette partie.

 

5- « J’appris plus tard qu’une famille bien imprudente avait traversé la route… »

- A quels temps sont conjugués les verbes soulignés ?

- Classe les deux actions dans le temps (quelle est la première et quelle est la deuxième ?)

 

6- Quel est le temps dominant du dernier paragraphe ? Pourquoi ?

 

 


 

 

4 - La caractérisation (1)

 

Elle était belle, élancée, sa peau délicate avait la couleur du pain, ses yeux celle de l’amande verte, et elle avait une chevelure lisse, noire et longue jusque dans le dos et une aura d’antiquité (1) qui pouvait venir d’Indonésie comme des Andes. Elle était vêtue avec un goût subtil : veste de lynx (2), corsage de soie naturelle orné de fleurs graciles, pantalon de lin écru et des souliers plats couleur de bougainvillée. « C’est la plus belle femme que j’aie jamais vue de ma vie », me suis-je dit en la voyant passer à grands pas feutrés de lionne alors que je faisais la queue pour prendre l’avion de New York à l’aéroport Charles-de-Gaulle. Ce fut une apparition surnaturelle d’un instant, qui s’évapora dans la cohue du hall…

 

Je faisais la queue au comptoir d’enregistrement derrière une vieille dame hollandaise qui contestait depuis près d’une heure le poids de ses onze valises. Je commençais à trouver le temps long lorsque je vis l’apparition fugitive qui me coupa le souffle, et je ne sus comment s’acheva la querelle, car l’hôtesse me fit redescendre sur terre en me reprochant ma distraction. En guise d’excuse je lui demandai si elle croyait aux coups de foudre. « Bien sûr, me répondit-elle. Cette foudre-là est la seule qui soit vraie. »

 

Gabriel Garcia Marquez, Douze contes vagabonds, Ed. Grasset & Fasquelle, 1993. p.52.

 

(1) Elle avait la beauté et le rayonnement d’une œuvre d’art.

(2) En peau de lynx. Le lynx est un animal sauvage.

 

Questions

 

1- Quel est le thème de cette description ?

2- Complète le tableau suivant pour résumer le portrait de cette femme tracé par le narrateur.


3- « Elle était belle, élancée, sa peau délicate avait la couleur du pain, ses yeux celle de l’amande verte »

-Récris ce passage en remplaçant « elle » par « elles ».

4- « je lui demandai si elle croyait aux coups de foudre. »

- Récris cette phrase au style direct.

 

 

 

 

5 - La caractérisation (2)

 

- C’est une splendeur, dit Pedro Bala en regardant le vieux manège monté.

Et Joào Grande écarquillait les yeux pour mieux voir. Déjà étaient accrochées les lampes bleues, vertes, jaunes, rouges.

 

Il est vieux et décoloré, le manège de Nhôzinho França, mais il a sa beauté. Peut-être réside-telle dans les lumières ou dans la musique de son vieux piano mécanique (vielles valses des temps enfuis), ou peut-être dans les chevaux de bois. Entre eux, il y a un canard où peuvent s’asseoir les plus petits. Oui, il a sa beauté, parce que l’opinion unanime des Capitaines des Sables c’est qu’il est merveilleux. Qu’importe qu’il soit vieux, brisé et de couleurs effacées, s’il plaît aux enfants.

 

Jorge Amado, Capitaines des Sables, Gallimard, 1986. p. 60.

 

Questions

 

1- Quel est le thème de cette description ?

 

2- Relève dans le texte un adjectif qualificatif, une proposition subordonnée relative et un groupe nominal, en précisant pour chaque exemple l’élément qualifié.

 

3- « vieux et décoloré » sont des adjectifs qui qualifient quel nom ?

 

4- Que désignent les pronoms soulignés (début du dernier paragraphe) ?

 

5- « Déjà étaient accrochées les lampes bleues, vertes, jaunes, rouges. »

- Récris cette phrase en remplaçant « les lampes » par « les globes ».

 

6- « Qu’importe qu’il soit vieux, brisé et de couleurs effacées, s’il plaît aux enfants. »

- Récris cette phrase en remplaçant « il » par « l’attraction ». Fais les transformations nécessaires.

 

7 - Dans ce passage, on trouve deux points de vue du manège qui s’opposent. Complète le tableau suivant avec des éléments pris du texte.

 

 

 

 

 



6 – Description (1)

 

Tout en boucles et en méandres, la rivière San Ysidro traverse la vallée de San Juan pour aller se jeter dans la baie du Roc-Noir, à l’abri du cap de la Chauve-souris. La vallée elle-même est longue et étroite et la San Ysidro, n’ayant pas grand chemin à parcourir, profite de l’espace qui lui est offert en se promenant d’un bord à l’autre du plat. Ici, elle passe sous une falaise, contre une montagne, là elle s’étale en surface sur un banc de sable. Pendant une grande partie de l’année, le volume d’eau est insignifiant et le lit sablonneux se remplit de saules dont les racines s’étirent vers les nappes d’eau souterraines.

 

John Steinbeck, Les naufragés de lautocar, Ed. Gallimard, 1982. p.194.

 

Questions

 

1- Quel est le thème de cette description ?

 

2- « San Ysidro » est : - une vallée. – une montagne. – une plage. – un cours d’eau.

Choisis la bonne réponse.

 

3- L’auteur rend vivant l’objet de la description en utilisant des verbes de mouvement. Relève-les. (Ne relève que les verbes qui concernent l’objet de la description)

 

 

 

7 – Description (2)

 

Dans l’ancien temps, la route suivait les méandres (1) de la rivière et se traînait le long du flanc de la colline pour éviter d’enjamber le cours d’eau. Mais les ingénieurs, munis d’acier et de ciment, avaient lancé deux ponts et ces deux ponts supprimaient une vingtaine de kilomètres des fantaisies (2) de la San Ysidro.

 

C’étaient des ponts de bois suspendus et maintenus par des câbles d’acier, et chacun d’eux étaitsoutenu dans son milieu et à chaque extrémité par des piliers de béton. Le bois était peint en rouge sombreet l’acier était noirci par la rouille….

 

Ces ponts n’étaient pas bien vieux, mais ils avaient été construits à l’époque …de ce qu’on appelait « la crise ». L’ingénieur avait été contraint de se soumettre à un budget qui ne permettait que la construction la plus simplifiée. Ses madriers (2) auraient dû être plus lourds et ses étais (3) plus nombreux, mais il devait construire un pont dans les limites d’un certain prix, et il s’y tint. Et chaque année, les fermiers de la moyenne vallée surveillaient les ponts avec une inquiétude moqueuse. Ils savaient qu’un jour une inondation rapide et violente finirait par les emporter.

 

John Steinbeck, Les naufragés de lautocar, Ed. Gallimard, 1982. pp195-196.

 

(1) courbes.

(2) fantaisies : caprices. Le cours de la San Ysidro qui va où elle veut n’est pas régulier.

(3) pièces en bois utilisées pour soutenir une construction.

 

Questions

 

1- Relève un passage qui indique que la construction des deux ponts a permis de raccourcir la route.

2- Les habitants de la région avaient-ils confiance en ces ponts ? Relève une phrase qui justifie ta réponse.

3- « C’étaient des ponts… de béton. » (2ème paragraphe)

 

 

 

 

 

 

8 – Description (3)

 

On raconte qu’une famille du nom de Blanken tenait à cette époque une forge au carrefour. Les Blanken et leurs beaux-fils étaient gens du Kentucky, pauvres, ignorants, orgueilleux et violents. Sans biens meubles ou immeubles, ils n’apportèrent de l’Est que ce qui leur appartenait en propre : leurs préjugés (1) et leurs opinions politiques. Bien que ne possédant pas d’esclaves, ils étaient cependant prêts à faire le sacrifice de leur vie pour le libre principe de l’esclavage (2).

 

John Steinbeck, Les naufragés de lautocar, Ed. Gallimard, 1982. pp.9-10.

 

(1) Avoir des préjugés sur les gens ou les choses, c’est les juger définitivement sans les connaître.

(2) L’expression « libre principe de l’esclavage » est utilisée ici ironiquement pour marquer le désaccord de l’auteur. Il joue sur l’opposition entre liberté et esclavage.

 

Questions

 

1- Quel est le thème de cette description ?

 

2- S’agit-il d’une description physique ou morale ?

 

3- Le portrait dressé dans ce passage est-il positif ou négatif ?

- Relève les deux adjectifs qui justifient le plus ta réponse.

 

4- « prêts à faire le sacrifice de leur vie ».

- Cette expression signifie : - profiter de leur vie. – donner leur vie. – changer leur manière de vivre.

Choisis la bonne réponse.

 

- Remplace l’expression soulignée par le verbe qui convient.

 

5- « Bien que ne possédant………. principe de l’esclavage. »

-Quel est le rapport logique exprimé dans cette phrase ? Avec quelle (s) expression (s) ?

 

- Récris-la en commençant ainsi : Ils ne possédaient pas d’esclaves,………….. .

(Fais les transformations nécessaires.)

 

6- « Sans biens meubles …. politiques. »

- Récris ce passage en remplaçant le pronom « ils » par « cette famille ».

(Fais les transformations nécessaires.)

 

 

 

 

 

9 - Argumentaire publicitaire (1)

 

C’est certainement la plus belle voiture du mondial de l’automobile. Omega(*) revient en force dans le monde des voitures sportives et luxueuses avec cette somptueuse Caballero.

 

Ce superbe coupé qui marie grâce et passion avec élégance a un cœur gros comme un V8 4.7 de 450 chevaux. Soulever le capot est déjà un vrai bonheur en soi.

 

La vue est superbe : il est placé en position longitudinale pour une meilleure répartition des masses. Pour le faire avancer, la Caballero dispose d’une boite de six vitesses avec palettes au volant, programmables en cinq modes, du plus sportif au tout automatique…

 

Pour compléter le tout, Omega joue la carte de l’exclusivité et de la rareté : seuls 500 exemplaires seront fabriqués.

 

Et il ne faudra pas être pressé. Les commandes sont déjà ouvertes, mais la production, à la main, ne commencera qu’en mars prochain pour une livraison fin 2007, début 2008. La belle sait se faire désirer, alors il faut savoir faire vite en commande et patienter pour la suite.

 

Publicité parue dans El Watan, mardi 17 octobre 2006.

 

(*) Les mots en italique sont imaginaires.

 

Questions

 

1- Ce texte publicitaire décrit une nouvelle voiture. Se contente-t-il de la présenter pour informer le lecteur ou essaie-t-il de l’influencer en exagérant ses qualités? Qu’est-ce qui le montre ?

 

2- Relève dans le texte le nom de cette voiture puis les expressions qui la désignent.

 

3- « Les commandes sont déjà ouvertes, mais la production, à la main, ne commencera qu’en mars prochain… »

L’expression soulignée montre que c’est un produit de luxe. Quelle est l’expression opposée qui signifie « pour le grand public » ?

 

4- Récris le premier paragraphe en remplaçant le mot « voiture » par le mot « véhicule ». Fais les transformations nécessaires.

 

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