Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le bon usage

Le bon usage

Mon blog est consacré essentiellement au bon usage de la langue française. Il est donc, spécialement conçu et destiné aux collégiens,lycéens, étudiants,et notamment aux amoureux de la langue de Molière.


La préposition " à " suite....(2)

Publié par Fawzi Demmane sur 24 Juin 2009, 11:42am

Catégories : #Le bon usage

Resultat

 

 

 

 

 

E. introduit un complément circonstanciel de temps]

1. [Le compl. situe le procès dans le temps]

a) introduit un subst. rel. au temps]

à
l'aube
à
l'aurore
à
l'avance
au
début
à
cette époque
à
l'heure
à
l'heure dite
à
l'heure fixée
à
l'ère quaternaire
à
cette heure
à
cinq heures
au
jour dit
à
l'instant
à
midi
à
minuit
à
la minute
à
ce moment
à
Pâques
à
la Pentecôte
à
présent
à
la Saint-Glinglin
à
la Saint-Valentin
à
temps

95. J'en tiens la nouvelle de Jeannette la veilleuse qui au moment où Catherine entrait ... à l'hôpital, en sortait après y avoir été retenue pour un mal dont elle est guérie à
st'heure ...
A. FRANCE, La Rôtisserie de la Reine Pédauque, 1893, p. 278.

 

Par arch. au matin, au jour prochain :


96. ... premier baiser ignorant, cueilli comme un bouquet, au matin du mariage.
É. ZOLA, La Faute de l'Abbé Mouret, 1875, p. 1341.


97. Mais quoi! m'abandonner! je renierais mon service, je délaisserais le culte que je me dois! Il faut que je veuille et que je me tienne en main pour pénétrer au jour prochain dans un univers que je vais délimiter, approprier et illuminer ...
M. BARRÈS, Un Homme libre, 1889, p. 77.


b) introduit un subst. d'action ou un subst. signifiant un signal ou un repère; le compl. peut glisser insensiblement vers la valeur causale] :

à l'annonce de
à
son arrivée
à
son avènement
à
ce dernier chiffre
au
commencement
à
la demande de
à
ces mots
à
la nouvelle
à
ces paroles
à
leur réveil
au
coup de sifflet
à
votre dernier voyage
à
la vue de
à
première vue ...

98. Edmond demeura impénétrable; il ne sourit même pas à l'énumération des avantages qu'il eût partagés s'il eût pu quitter l'île; ...
                          A. DUMAS Père, Le Comte de Monte-Cristo, t. 1, 1846, p. 298.

99. Au-dessus de ma tête une haute coupole où, par une ouverture, glisse de biais un rayon de soleil qui m'aveugle à

mon entrée.
J. et J. THARAUD, L'An prochain à Jérusalem, 1924, p. 5.


c) introduit un inf. à valeur temp.-causale]

100. Insensé qui perd sa force ainsi et qui ne sait pas que les mortels s'enflent d'orgueil à découvrir chaque matin sur leur oreiller les cheveux de Jupiter!
G. FLAUBERT, La Tentation de Saint Antoine, 1849, p. 461.


2. Le syntagme prép. marque une idée itér. ou distributive, grâce à la présence d'un élément nom. suggérant l'idée de retour ou d'intervalle :

à
chaque coup
à
ses heures
à
la quinzaine
à
maintes reprises
à
son tour
à
temps perdu

101. Le mobilier est loué à la quinzaine chez Fitily, le tapissier des cocottes.
A. DAUDET, Le Nabab, t. 1, 1877, p. 196.

 
102. Un temps indéterminé s'écoule.  Profond silence.  On entend un coq chanter à deux reprises à
longs intervalles.
P. CLAUDEL, La Jeune fille Violaine, 2e version, 1901, p. 571.


103. Pour ma part, je m'acquittais de ma tâche avec zèle et mon orgueil grandissait à chaque fil que je tirais.
A. FRANCE, Le Petit Pierre, 1918, p. 82.


104. L'homme c'est bien malaisé à définir. Admettons que ça reste un enfant, pas vrai, Monsieur? Gentil et câlin à ses heures, mais plein de vices ...
G. BERNANOS, Monsieur Ouine, 1943, p. 1503.


On notera l'absence de prédéterm. dans :

à coups répétés
à
heure(s) fixe(s)
à
intervalle(s) régulier(s)
à
longs intervalles
 

Rem. La loc. à la fois se rapproche de l'idée d'itér. par la présence obligée de plusieurs suj., attributs ou obj. À cette fois a été supplanté par cette fois, à + numéral + fois, par + numéral + fois :

105. Il fallut lui arracher la cape, autrement il se faisait tuer à
cette fois.
P. MÉRIMÉE, Mosaïque, 1833, p. 270.

106. Il [Rougon] m'a répété à trois fois qu'il ne voulait plus s'occuper de cette vilaine histoire.
É. ZOLA, Son Excellence Eugène Rougon, 1876.

À entre dans un certain nombre de loc. adv. signifiant la progression : bout à bout, feuille à feuille, pas à pas, petit à petit, peu à
peu.

3. [Le compl. marque une durée dont on vise le terme :]

à
bref délai
à
échéance
à
brève échéance
à
courte échéance
à
huitaine
à
terme
à
court terme
à
long terme
à
moyen terme
à
l'avenir
à
la fin
à
la longue
à cette date (en phrases négatives)
à cette époque (en phrases négatives)
à ce jour (en phrases négatives)
Cf. aussi à jamais et à la semaine prochaine, fam. à
la prochaine.


107. Périodiquement revenaient des moments difficiles, où l'on était obligé de se serrer le ventre. On se dédommageait, en mangeant double ration, quand on avait de l'argent. Mais c'était, à la longue, un régime exténuant. Pour le moment, ils étaient dans la période des vaches maigres.
R. ROLLAND, Jean-Christophe, Les Amies, 1910, p. 1089.

Cf. à nuit « aujourd'hui » (région.) :

108. C'est que ... fit-il timidement ... enfin, si vous pouviez vous acquitter à nuit? ...
O. MIRBEAU, Le Journal d'une femme de chambre, 1900, p. 80.

et, p. arch., au printemps « jusqu'au printemps » :

109. Il voulait attendre au
printemps ...
P. MÉRIMÉE, L'Abbé Aubain, 1847, p. 158.

[La prép. peut se combiner avec un adv. de temps :] à bientôt, à demain, à tantôt. [Dans le parler pop., à peut introd. un compl. circ. constr. avec dans :] à dans quinze jours.

Rem.

1.
L'oppos. à / zéro devant un subst. rel. au temps est révélatrice de la valeur de à .
à 10 h /
le 10 août
à la nuit (tombante) /
la nuit
parler
à 5 h /
parler 5 h

À
marque qu'il s'agit d'une date, d'un repère dans le temps, alors que le compl. dir. de temps délimite un espace temp. à l'intérieur duquel le procès se situe (il viendra le 10 août = « il viendra au cours de la journée du 10 août »), à moins qu'il ne signifie l'étendue de durée du procès lui-même (il a dormi cinq heures = « durant cinq heures »).

2.
Oppos. à / en (ou dans).  À présente une valeur inchoative, en (dans) marque qu'on se situe à l'intérieur de l'espace de temps déf. par le subst. ou que cet espace est vu dans toute son étendue de durée; à l'automne signifie « au début de l'automne », en automne « l'espace de temps que dure l'automne ».
Cf. à 8 h / en 8 h (durée)
à ce moment / en ce
moment
aux premiers temps de la conquête / en
ce temps-là
À
se substitue qqf. à en (dans des tours auj. arch.) :

110. ... les jardins des environs étaient à cette saison pleins de fleurs...
G. DE MAUPASSANT, Contes et nouvelles, En famille, t. 1, 1881, p. 350.

111. O Violaine! Oubliez à ce moment, comme je les oublie, hier, demain, et comme un être intact et neuf, recueillie tout entière sur l'heure présente, accueillez cette parole inconnue dont je sens en moi le travail et la poussée.
P. CLAUDEL, La Jeune fille Violaine, 2e version, 1901, I, p. 573.

ou à pendant, au cours de :

112. Rancé eut le bonheur de rencontrer aux études un de ces hommes auprès desquels il suffit de s'asseoir, pour devenir illustre, Bossuet.
F.-R. DE CHATEAUBRIAND, Vie de Rancé, 1844, p. 9.


F. [À introduit un complément circonstanciel de manière, de matière, d'indice, de cause, de moyen, etc.]

1. À + subst. non actualisé (le plus souvent compl. de manière)

a) Le syntagme verbal a un caractère plus ou moins figé. Mais le compl. n'est pas aussi indispensable au sens du verbe qu'il l'est dans la loc. verbale proprement dite et le verbe de base n'a pas une ext. aussi considérable:

à
balle (charger, tirer)
à
bien (conduire, mener)
à
blanc (charger, tirer)
à
bloc (gonfler, serrer)
à bras (porter) (arch.)
à carreau (se garder, se tenir) (fam.)
à
clef (fermer)
à
composition (amener, venir)
à
conséquence (tirer)
à
crédit (acheter, vendre)
à
découvert (agir)
à
défaut (condamner, payer)
à
dessein (se tromper)
à discrétion (avoir « posséder »)
à
facettes (tailler)
à
fond (aller, s'engager)
à
forfait (vendre)
à
égalité (se battre)
à
genoux (prier, tomber)
à
glace (geler)
à
intérêt (acheter, vendre)
à
loisir (s'entretenir)
à
merveille (aller)
à
patience (exhorter)
à mort (foncer) (fam.)
à
outrance (se battre)
à
perte (travailler, vendre)
à
pic (arriver, couler, tomber)
à
pied (aller)
à
plaisir (répéter)
à
point (arriver, cuire)
à profusion (avoir « posséder »)
à
rebours (compter)
à
résipiscence (arriver)
à
satiété (avoir, manger)
à suffisance (avoir « posséder »)
à
tempérament (vendre)
à
terme (louer, mener)
à
tort (agir, considérer)
à
verse (pleuvoir)
à
vue (tirer)

113. ... il était grand amateur d'huîtres et se plaignait de n'en avoir jamais mangé à satiété, ou, comme il le disait :
tout son soûl.
J.-A. BRILLAT-SAVARIN, Physiologie du goût, 1825, p. 91.

 

114. Ce vieillard était vêtu de son bel habit de taffetas épinglé, orné de larges boutons d'acier, taillés à facettes.
A. DUMAS Père, Le Comte de Monte-Cristo, t. 1, 1846, p. 46.


115. Il neigea ce jour-là. Dans les îles de la Manche, un hiver où il gèle à glace est mémorable, et la neige fait l'événement.
V. HUGO, Les Travailleurs de la mer, 1866, p. 55.


116. Il finit par glisser à genoux, comme on coule à pic.
G. BERNANOS, Sous le soleil de Satan, 1926, p. 234.


à armes égales (lutter)
à
bâtons rompus (parler)
à
boulets rouges (tirer)
à
bout portant (tirer)
à
bras ouverts (recevoir)
à
bras raccourcis (tomber)
à
bride abattue (aller, arriver)
à
cœur ouvert (parler)
à
corps perdu (se lancer)
à
coup sûr (agir)
à
deniers comptants (payer)
à
fonds perdu (miser)
à
gorge déployée (rire)
à
livre ouvert (lire)
à
main armée (attaquer)
à
main levée (voter)
à
mains jointes (prier)
à
mots couverts (parler)
à
pas comptés (marcher)
à
pieds joints (sauter)
à
poings fermés (dormir)
à
point nommé (arriver)
à
tombeau ouvert (foncer)
à
voix haute (parler)

117. Il se décida enfin à me parler à cœur ouvert, comme autrefois : « Non. Je ne peux pas ... ».
G. DE MAUPASSANT, Contes et nouvelles, t. 1, Un Sage, 1883, p. 918.

à
belles dents (arracher, mordre)
à
bon compte (s'en tirer)
à
bon droit (agir, penser)
à
bon escient (agir)
à
bon marché (acheter, vendre)
à
bonne fin (mener)
à
bonne intention (agir)
à
chaudes larmes (pleurer)
à
double tour (fermer)
à
grand fracas (annoncer)
à
grand'peine (obtenir, réussir)
à
grande eau (laver)
à
grandes enjambées (avancer)
à
grands frais (obtenir)
à
grands pas (marcher)
à
haute et intelligible voix (parler)
à
juste titre (refuser)
à
longs traits (boire)
à
petit feu (cuire)
à
petit train (avancer)
à
petites journées (avancer)
à
pleine bouche (aspirer)
à
pleine voix (crier)
à
pleines mains (cueillir)
à
pleins bords (couler)
à
pleins gaz (rouler)
à
pleins seaux (verser)
à
première vue (considérer, penser)
à
ras bord (couler)
à
vil prix (vendre)

118. La représentation, annoncée à grand fracas par l'honorable Batulcar, devait commencer à trois heures, ...
J. VERNE, Le Tour du monde en quatre-vingts jours, 1873, p. 132.

 

119. Il (...) se pencha hors du fauteuil de fer, aspira l'air à pleine bouche, physiquement suffoqué par son âme.
H. DE MONTHERLANT, Le Songe, 1922, p. 5.


à bout de bras (porter)
à
dos de mulet (porter)
à
perte de vue (s'étendre)
à
prix d'or (acheter, vendre)
à
tour de rôle (agir, se succéder)
à
vue d'œil (grandir, progresser)
à
bouche que veux-tu (embrasser)
à
bras le corps (prendre)
à
chaux et à sable (bâtir)
à
cœur joie (s'en donner)
à
cor et à cri (réclamer)

b) Certains compl. peuvent fonctionner comme loc. adv. de phrase, totalement indép. du verbe :

à
coup sûr
à
point nommé
à
propos
à
juste titre
à tort ou à
raison
à tort et à
travers

A la limite, certaines loc. adv. se rapportent à un adj. ou un part. :

à
peine levé
à peine sensible

c) Les groupes du type à + subst. + de tendent à former des loc. prép. :

à
bout de
à
charge de
à
condition de
à
coup(s) de
à
fin de
à
seule fin de
à
défaut de
à
force de
à
proportion de
à
propos de
à
raison de
à
tour de

120. Il n'aurait certes pas eu la force d'en dire davantage. Mais la justesse de sa comparaison lui faisait jouir la cervelle. Il but un coup, à seule fin de se féliciter.
J. ROMAINS, Les Copains, 1913, p. 4.

Rem.

Ces compl. circ. s'organisent parfois en champs sém. :

 à souhait, à volonté, à discrétion, à foison, à profusion, à satiété, à
suffisance
 à cœur, à
dessein
 à crédit, à intérêt, à perte, à
tempérament.

Dans certaines tournures adv. au schéma syntaxique figé, la qualification adj. reste plus ou moins libre :

à
grands pas
à
menus pas
à
petits pas
à
pas précautionneux
à
pas pressés
à
pas traînants
à
menus gestes
à
gestes sacrés

Cette organisation sém. assure une certaine productivité à ces types syntaxiques.

2. À + subst. actualisé

a) À introduit un compl. de manière (le syntagme verbal a un caractère plus ou moins figé) :

à
l'aveuglette (avancer)
à
la baguette (mener)
au
change (gagner, perdre)
à
la criée (vendre)
à
ses dépens (apprendre)
aux
dépens (condamner)
à
la dérobée (regarder)
aux
éclats (rire)
à l'esbroufe (agir) (fam.)
à
sa faim (manger)
à
la folie (aimer)
au
jugé (tirer)
aux
larmes (rire)
au
pair (loger)
à
la pièce (travailler)
aux
pièces (travailler)
au
ralenti (marcher, travailler)
à
la régalade (boire)
à
la renverse (tomber)
à
la rescousse (appeler, arriver)
à
la sauvette (vendre)
à
la tire (voler)
aux
trousses (courir)
au
vif (piquer)
au
vol (saisir)
à
la volée (jeter, semer)
à la cloche de bois (déménager) (fam.)
au doigt et à l'œil (mener, obéir) (fam.)
à
la force du poignet (réunir)
à
la fortune du pot (recevoir)
à
l'œil nu (observer)
à
deux mains (applaudir)
à
l'œil nu (observer)
aux
petits oignons (cuisiner)
au
pied levé (remplacer)
à
deux râteliers (manger)
à
la sueur de son front (gagner qqc.)
à
toute bride
à
tous crins
à
toutes jambes
à
toutes les sauces
à
toute vapeur
à
tout vent
à
toute volée

Rem. Certains des compl. qui entrent dans la formation de loc. verbales peuvent compléter par ailleurs des verbes de sens plein et fonctionner dans ce cas comme compl. circ. de manière, soit p. ex. :
à
l'affût (chasser) (être à l'affût)
à
l'aise (marcher) (être à l'aise)
à
l'unisson (chanter) (être à l'unisson)

b) À introduit un compl. de moyen, de manière, de matière..., libre à l'intérieur d'un certain champ sém. :

 aboyer : à la lune, au
voleur ...
 aller (se déplacer) : au galop, au pas, au
trot
 appeler : à l'aide, au
secours
 crier : à l'assassin, à l'aide, aux armes, au martyre, à la rescousse, au scandale, au
voleur
 jouer : aux billes, à
la marelle
 marcher (fonctionner) : à l'essence, au fuel, à
la vapeur
 monter : à l'assaut, à
l'attaque
 passer (peindre, enduire) : à l'alcool, au
bleu
 passer : au crible, à la critique, au
peigne fin
 pavoiser (orner) : aux couleurs de, aux
initiales de
 peindre : à l'eau, à la gouache, à l'huile, au pinceau, au pistolet, au
rouleau
 se battre : au couteau, à l'épée, au
revolver
 jouer : au plus fin, à l'innocent, au
martyr
 passer (tourner, virer) : à l'aigre, au
jaune
 prendre (considérer) : à la légère, au sérieux, au
tragique

121. Pour les âmes plus méfiantes de notre époque la légende dorée apparaît au moins encore, telle que l'un de ces purs vélins où de candides enlumineurs peignirent des figures de saintes, à l'eau de gomme ou au blanc d'œuf, sur des fonds d'or.
                J.-K. HUYSMANS, En route, t. 1, 1895, p. 9.

 

Un type particulièrement fréq. est fourni par la combinaison d'un verbe de comportement et d'un adj. substantivé en partic. d'un adj. ethnique  empl. au fém. (avec une valeur souvent péj.) :

à
l'allemande (saluer)
à
l'anglaise (filer)
à
l'espagnole (aimer)
à
la française (vivre)
à
la garçonne (s'habiller)
à
la hussarde (aimer)
à
la prussienne (combattre)
à
la russe (boire)

122. Nous n'étions pas élevés à la française, et, du reste, nous Français, nous n'étions qu'une bien faible minorité dans le collège; ...
V. LARBAUD, Fermina Márquez, 1911, p. 10.

 

c) À introduit un compl. d'indice ou de cause

Le verbe de base est un verbe de perception ou d'entendement. Le compl. désigne un indice :
reconnaître qqn au
pas.
je vois ça à
des tas de petits trucs
découvrir le coupable à
un indice
il s'apercevait à
d'imperceptibles affleurements que ...
il peut se dépister à
un symptôme commun à ...
tu le sens à
un léger fourmillement de tout ton dos
mais au
mouvement de ses bras, je pouvais croire que ...
on devinait, aux
rides profondes qui se creusaient dans son visage, que ...
à
l'accent méprisant qu'elles avaient, ... la fille entendait qu'elles mentaient
et je surpris d'ailleurs, au
ton employé par lui, qu'il ...
à
cette colère, Jean vit que ...
il comprit, à
la description, que ...
il se demanda, à
la seule lecture de la lettre, si ...

123. La maison entière le sentait, l'oignon frit, cette bonne odeur qui rancit vite et qui pénètre les briques des corons d'un empoisonnement tel, qu'on les flaire de loin dans la campagne, à ce violent fumet de cuisine pauvre.
É. ZOLA, Germinal, 1885, p. 1234.

 

124. Cette après-midi de dimanche, le juge était assis, avec sa femme et la tante Sabine, dans le pavillon du jardin, quand ils le virent venir, montant péniblement la route; Mme Suzanne l'eut vite reconnu à son parasol vert; tout le monde fut étonné.
Ch.-F. RAMUZ, Aimé Pache, peintre vaudois, 1911, p. 9.

 
À + compl. de cause.  Cette valeur de à n'est guère possible que dans une lang. litt. :


125. On raconta aussi, mais ce fut plusieurs années après, qu'une pauvre femme possédée, ayant fait un pèlerinage à Notre-Dame-De-Lorette, fut miraculeusement délivrée de sept démons, et que l'un d'eux assura que le duc avait été assassiné à


126. Il faut que l'herbe tombe au tranchant des faucilles ...
               V. HUGO, Les Orientales, 1829, p. 171.


127. Vous [femmes riches] avec la beauté, vous avez l'ornement;
La fête vous enivre à


128. Le calme, voilà le rêve de cette pauvre femme [Mme Chèbe] agitée à toutes les tergiversations d'un compagnon incommode.
             A. DAUDET, Fromont jeune et Risler aîné, 1874, p. 153.


129. La Vie Française avait gagné une importance considérable à ses attaches connues avec le Pouvoir.
            G. DE MAUPASSANT, Bel ami, 1885, p. 290.


130. ... car le dernier lien qui unissait les deux sœurs, toujours près de se rompre, renoué toujours, s'était tellement aminci à l'usure des querelles quotidiennes, qu'il cassa net, pour ne plus jamais se rattacher, et à l'occasion d'une bêtise où il n'y avait vraiment pas de quoi fouetter un chat.
            É. ZOLA, La Terre, 1887, p. 361.


131. Les routes parcourues avaient été pénibles, mais bientôt elle se ranimerait au sucre acidulé des myrtilles.
            F. JAMMES, Clara d'Ellébeuse, 1899, p. 49.


132. Ma douleur s'endormait aux teintes et aux sonorités, semblable à ce pâle extatique, plus pâle que son burnous, et qui s'hypnotisait aux grêles cris des fifres nasillards ...
           F. JAMMES, Clara d'Ellébeuse, 1899 p. 283.


cependant dans l'usage mod. (on peut hésiter entre l'interprétation temporelle et l'interprétation causale) :


133. Dans cette nature nerveuse et sans équilibre, les sentiments sautaient aux extrêmes, à la moindre secousse.
É. ZOLA, La Joie de vivre, 1884, p. 1038.


d) Certains compl. introd. par à tendent à devenir des loc. adv. :

à
l'aise
au
besoin
au
demeurant
à
l'envi
à
l'excès
au
hasard
à
la hâte
à
l'improviste
à
l'inverse
au
juste
au
plus juste
au
plus mal
au
mieux
à l'ordinaire (arch.)
à
la perfection
au
reste
à
la rigueur
à
la vérité
à
son gré
à
sa guise
au
petit bonheur
à
peu de choses près
à
son corps défendant
à
peu de frais
au
bas mot
au
dernier point
au
plus haut point
à
ses risques et périls
au
vu et au su de ...
à
ce compte
à
ce compte-là
à
cet égard
à
certains égards
à
ce prix-là

134. Vous y trouvez des républicains et des doctrinaires, des légitimistes et des philippistes, des parisiens, des banquiers, des colonels, des marins, des classiques et des romantiques; et tout cela joue des proverbes, tout cela se raconte à l'envi des histoires.
A. DE MUSSET, Revue des Deux Mondes, Chronique de la quinzaine, 31 déc. 1832, p. 104.
 

135. ... un printemps gai, charmant, exquis, tout frais débarqué de la nuit sans avoir averti de sa venue, en bon provincial qui arrive du midi, tombe sur les gens à l'improviste et s'amuse de leur surprise.
G. COURTELINE, Messieurs-les-Ronds-de-Cuir, 1893, I, p. 20.


136. Il s'habilla à la hâte, monta dans une voiture, descendit en avance à la gare; ...
J.-K. HUYSMANS, En route, t. 2, 1895, p. 7.



Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Seby 24/06/2009 20:49

Tu as un blog très utile. Je maitrise la langue française, mais un doute est toujours permis. Je sais maintenant ou venir chercher les réponses au cas où.

Si l'envie te prenait d'avoir un bannière animée ou non, une créations qu'on réaliserait tous les deux, t'as juste à sonner, je m'en ferais une joie.

Bonne continuation! Je te promets de te faire de la pub dès que je reprendrai le chemin de mon blog.

Fawzi Demmane 26/06/2009 14:23


Merci Seby.
Merci pour ta visite et encore un grand merci pour ton initiative.
Je te confie alors mon blog pour y mettre tout ce que tu vois nécessaire au niveau (esthétique) si j'ose dire ! Je suis sûr qu'il sera entre de bonnes mains ! Merciiiiiiiiiii
Amicalement Fawzi.


Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents