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Le bon usage

Le bon usage

Mon blog est consacré essentiellement au bon usage de la langue française. Il est donc, spécialement conçu et destiné aux collégiens,lycéens, étudiants,et notamment aux amoureux de la langue de Molière.


L'insoutenable légèreté de l'être

Publié par Fawzi Demmane sur 7 Septembre 2011, 17:03pm

Catégories : #A vos plumes !

 

MILAN KUNDERA

 

 

"L'insoutenable légèreté de l'être" traite de plusieurs thèmes qui mettent en avant différents personnages véhiculant de grandes idées.

Cette histoire est agencée autour du couple principal formé par Tomas, qui se cherche sous son double visage de libertin et d’amoureux passionné, et Tereza, qui recherche l’amour pur et apparaît comme la plus morale du livre. On suit l’évolution du couple, depuis leur emménagement jusqu’à leur mort en passant par les tensions liées à l’infidélité de Tomas, leurs migrations (en Suisse notamment), leurs ruptures, leurs retrouvailles… 

Les notions de Légèreté et de Pesanteur sont les fondements du livre. Bien qu’ils éprouvent des sentiments l’un envers l’autre, Tomas et Sabina recherchent le plaisir immédiat, en évitant de tomber dans la passion. Ils incarnent donc la légèreté. Ils ne sont attachés à rien et ils sont davantage pour la liberté dans tous les sens du terme. Tomas relèverait plus de la légèreté car il est frivole bien qu’il aime Tereza plus que tout. Sabina, maîtresse favorite de Tomas, femme indépendante et artiste peintre incarne la légèreté car elle va d’aventure en aventure, avec la liberté d’être et d’agir.                          

La pesanteur, à l'inverse, renvoie au fait de penser selon une morale rigide et prédéterminée. Ce sont Tereza et Franz qui l’incarnent dans le roman. Ce sont des personnages plus faibles et soumis face à Tomas et Sabina. Tereza relèverait de la pesanteur parce qu’elle est possessive et profondément jalouse de Tomas, son compagnon volage. Elle apparaît comme docile, timide, fragile, manquant de confiance en elle.

A travers ces différentes alliances amoureuses, Kundera expose une analyse subtile du libertinage et du romantisme. Il fait également un parallèle entre amour romantique et amour érotique.

 

 

Impressions sur le livre :

C’est un livre qui marque, une histoire unique. Tout le roman est une réflexion sur l’importance de la pesanteur ou de la légèreté des choses. Milan Kundera utilise une écriture très belle et poétique et parvient à engager une réflexion philosophique et symbolique. C’est un livre très riche, prenant, aux personnages attachants et touchants, qui traite de nombreux thèmes et aborde différentes notions telles que la pudeur et le corps, l’âme, la compassion, la jalousie, les hasards… 

 


Posté par Anonyme.

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Dejla Abdelhamid 13/09/2011 18:02



"Une architecture asymétrique"".."un funambule sur une corde raide".."Un grand blessé re-tentant de marcher"..autant de tentatives de défier les lois et de contourner les difficultés,autant de
pas,d'hésitations,de crainte,de recul et d'espoirs...Nous avancons chevillés par le désir que cette "asymétrie" puisse un jour se transformer en une boule bleue,que les angles se fondent et
deviennent courbes ,que le palais gigantesque retrouve des dimensions plus humaines.


pour Téréza et Tomas,l'édifice a cédé..ils meurent.Sont-ils arrivés trop tot ou trop tard l'un vers l'autre?..



anonyme 13/09/2011 13:03



Il n'aurait dit qu'un mot  à la jeune femme, rien qu'un mot, et elle l'aurait enlacé en  pleurant.  


C'est à cela que ressemble, Elle le sait, l'instant où  naît l'amour : la femme ne résiste pas à la voix qui appelle  son âme épouvantée ; l'homme ne résiste pas à la femme  dont
l'âme devient attentive à sa voix. Lui, n'est jamais  en sécurité devant le piège de l'amour et elle ne peut  que trembler pour lui à chaque heure, à chaque minute.  


Quelle arme peut-elle avoir ? Rien que sa fidélité. Sa  fidélité qu'elle lui a offerte dès le début, dès le premier  jour, comme si elle avait tout de suite su qu'elle n'avait rien
 d'autre à lui donner. 


Leur amour est une architecture  étrangement asymétrique : il repose sur la certitude  absolue de la fidélité de Tereza comme un palais  gigantesque sur un unique pilier.


Milan Kundera "Linsoutenable legerté de l'etre".



Fawzi Demmane 13/09/2011 13:09



La comparaison, à la fin de l'extrait que vous proposez est parfaite :


"... comme un palais gigantesque sur un unique pilier." Impossible de tenir longtemps.



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