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Le bon usage

Le bon usage

Mon blog est consacré essentiellement au bon usage de la langue française. Il est donc, spécialement conçu et destiné aux collégiens,lycéens, étudiants,et notamment aux amoureux de la langue de Molière.


La comparaison dans les propositions subordonnées

Publié par Fawzi Demmane sur 7 Juin 2011, 10:40am

Catégories : #Grammaire - Conjugaison

 

 


La proposition comparative met en balance deux actions ou mesure le degré d’une qualité. Il y a donc plusieurs manières de comparer.


Certaines comparaisons posent un rapport d’analogie entre deux actions et utilisent alors deux propositions entières :  

 

Il allait de maison en maison comme un oiseau voltige de branche en branche.

 


Certaines comparaisons ne posent ce rapport que chez le même individu :

 

il crie plus qu’il ne parle.

 


D’autres comparaisons posent un rapport de mesure :


  • on compare une même qualité chez des êtres différents : Il est plus courageux que son frère ne l’était.

 

  • on compare deux qualités différentes chez un même être : Il est plus courageux qu’il n’est prudent.

 

  • on compare une même propriété chez un seul être, mais dans des circonstances différentes : Il est plus aimable qu’il ne l’était autrefois.

 

  • on compare deux ensembles différents : il a tué plus de lièvres qu’il n’a tué de lions.

 

Enfin, on peut remarquer que la comparative peut être fixe ou mobile. Elle est mobile lorsqu’elle joue le rôle de complément circonstanciel, à la façon de certaines analogies :

 

Comme tu as semé, tu récolteras / Tu récolteras comme tu as semé.

 

Elle est fixe lorsque la comparaison porte sur un des constituants de la phrase, adjectif (plus intelligent que…), adverbe (plus intelligemment que…), verbe (tu feras comme on te diras), déterminant du nom (plus de lièvres que…)


  1. Marques de subordination

A. Mots conjonctifs


Equivalence

comme, ainsi que, autant que, de même que, tel que : il est comme vous l’imaginez


Dissemblance

autre / autrement… que, plus/moins… que, plutôt… que : elle travaille autrement que je ne le pensais.

Proportion

d’autant… que, d’autant plus/moins… que, dans la mesure où, suivant que (cause), à mesure que, au fur et à mesure que…

 

Au fur et à mesure que le temps passe, je l’apprécie davantage.


Equivalence hypothétique

 

Valeur d’hypothèse avec comme si, plus/moins… que si :

 

Je sens son infidélité comme si elle n’était point morte.

 


B. Constructions paratactiques


Présence d’adverbes de degré (marqueurs lexicaux) dans la principale et dans la subordonnée : structures corrélatives.

 

Plus on dort, plus on veut dormir.

 


II. Modes de la comparative


On ne rencontre le conditionnel passé 2ème forme que dans les comparatives hypothétiques : il a valeur d’irréel du passé et exprime, de façon littéraire, une action virtuellement possible dans le passé mais démenti par le cours des événements.

 


III. Place de la comparative


A. fixe


1. ordre principale-subordonnée


lorsque la comparaison porte sur un des termes de la phrase :

 

Il est plus vif que ne l’était son père.



2. ordre subordonnée-principale


dans les constructions paratactiques :

 

Plus je le vois, plus je l’apprécie.



B. Mobile


Elle est mobile en tant que complément circonstanciel adjoint portant sur l’ensemble de la phrase :


Comme un homme qui ne revient jamais en arrière, il marcha sans se retourner.

 

 

 

 


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