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Le bon usage

Le bon usage

Mon blog est consacré essentiellement au bon usage de la langue française. Il est donc, spécialement conçu et destiné aux collégiens,lycéens, étudiants,et notamment aux amoureux de la langue de Molière.


La concordance des temps (1)

Publié par Fawzi Demmane sur 3 Mai 2011, 11:08am

Catégories : #Grammaire - Conjugaison

 

 

La concordance des temps est la correspondance, nécessaire d'après le sens et la chronologie des actions, entre le temps du verbe de la proposition principale et le temps du verbe de la proposition subordonnée.

 

La subordonnée exprime un fait qui peut être : antérieur, simultané, postérieur par rapport à l'action principale. Le tableau ci-dessous présente, toutes les correspondances possibles. Selon le degré de réalité, la condition éventuelle, le doute, etc. on utilisera un mode ou un autre.

 

La concordance des temps est liée à l'étude des propositions et vous trouverez de nombreux renseignements à l'étude de chaque type de propositions. Nous vous conseillons de consulter selon vos besoins les objets suivants : complétive par "que", complétive interrogative, temporelle, causale, consécutive, finale, concessive, comparative et conditionnelle où sont présentés les temps et les modes après "si".

 

Pour ne pas trop malmener la concordance des temps, il faut, devant une proposition subordonnée se poser une première question. Le verbe de la subordonnée est-il à l'indicatif ou au subjonctif. De cette première réponse vont dépendre les possibilités liées aux temps.

 

1. le verbe de la subordonnée est à l'indicatif : tous les temps sont possibles si la principale est au présent ou au futur. Tout se passe comme si la subordonnée était une indépendante. (Je suis sûr qu'il mange actuellement. Je suis sûr qu'il a mangé hier. Je suis sûr qu'il mangeait au moment de mon arrivée, etc.).

 

    Si le verbe de la principale est à un temps du passé, la subordonnée se met :

 

        - à l' imparfait ou au passé simple si le fait est simultané (Il a certifié qu'il était là quand il est entré. Il nous salua dès que nous entrâmes);

 

        - au conditionnel présent ou au conditionnel passé si le fait est postérieur (Il a certifié qu'il serait là demain);

 

        - au plus-que-parfait ou au passé antérieur si le fait est antérieur (Il a certifié qu'il avait fini avant son arrivée. Il envoya la lettre dès qu'il eut eu confirmation de la chose).

 

    Notez : le présent de l'indicatif dans la subordonnée peut exprimer un fait intemporel et celui-ci n'est pas soumis à la règle des temps (Le voisin m'a dit que la vie est trop chère). On peut aussi envisager la position sur l'axe temporel par rapport au moment de la parole, et le temps de la subordonnée est fonction du sens (Il m'a dit que vous êtes l'homme de la situation. Il m'a assuré qu'il fera attention, etc.).

 

2. le verbe de la subordonnée est au subjonctif.


    Si la principale est au présent ou au futur, la subordonnée se met :

 

        - au présent du subjonctif si le fait est simultané ou postérieur (Il veut que tu viennes tout de suite. Il préfère que tu viennes demain. Il voudra que tu viennes tout de suite. Il préférera que tu viennes demain);

 

        - au passé du subjonctif si le fait est antérieur (Il doute que tu aies voulu le voir).

 

    Si la principale est à un temps du passé, la subordonnée se met :

 

        - à l'imparfait du subjonctif si le fait est simultané ou postérieur (Nous avons voulu qu'il cédât immédiatement. Il voulait que nous finissions le lendemain);

 

        - au plus-que-parfait du subjonctif si le fait est antérieur (Il voulait que tu eusses écrit avant son départ).

Notez : Après un conditionnel présent, si le verbe de la subordonnée doit être au subjonctif, il se met au présent ou à l'imparfait (Je voudrais qu'elle écrive ou Je voudrais qu'elle écrivît).

 

 

Règle 1-3, 2-4

 

La règle 1-3, 2-4 devrait régler la concordance des temps, elle s'exprime assez simplement :

 

    le présent = 1

    l'imparfait = 2

    le passé = 3

    le plus-que-parfait = 4

 

Le présent (ou le futur) de l' indicatif se combine avec le présent et le passé du subjonctif : "1-3".

Le passé de l'indicatif se combine avec l' imparfait et le plus-que-parfait du subjonctif : "2-4".

 

    Il souhaite (1) qu'il lise (1) sa lettre.

    Il souhaite (1) qu'il ait lu (3) sa lettre.

    Il souhaitait (2) qu'il lût (2) sa lettre.

    Il souhaitait (2) qu'il eût lu (4) sa lettre.

 

Cette règle régit les relatives et les circonstancielles dont le verbe est au subjonctif.

 

    Il le comprend, bien qu'il parle mal (1) ou bien qu'il ait mal parlé (3).

    Il nous comprenait, bien que nous parlassions (2) mal ou bien que nous eussions mal parlé (4).

 

L'imparfait du subjonctif est largement abandonné et la règle 2-4 avec lui.

 

 

 


 

 

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