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Le bon usage

Le bon usage

Mon blog est consacré essentiellement au bon usage de la langue française. Il est donc, spécialement conçu et destiné aux collégiens,lycéens, étudiants,et notamment aux amoureux de la langue de Molière.


Le commentaire

Publié par Fawzi Demmane sur 29 Septembre 2010, 08:14am

Catégories : #Techniques d'expression

Le commentaire

 

Le commentaire, distinct de l'analyse, est son aboutissement. Depuis l'Antiquité, il est pratiqué par tous ceux qui cherchent à profiter au maximum de leurs lectures et à offrir leur contribution, leur point de vue afin de participer au progrès de la connaissance.

Le dictionnaire définit le commentaire de la façon suivante : "Ensemble des explications, des remarques que l'on fait à propos d'un texte" (Robert). Il s'agit donc d'une intervention subjective réalisée à partir d'une analyse objective. Pour clarifier, disons que l'analyse tend à être universelle, exacte, vérifiable par tout un chacun; le commentaire est relatif à la personne qui le propose, c'est un point de vue qui ne demande pas nécessairement à être partagé pour être valable. Il se fonde cependant sur une lecture fidèle du texte et en est explicitement séparé.

 

Le commentaire est un texte ou une partie de texte qui apporte une évaluation fondée sur des normes (critères), personnelles ou non, appliquées à des composantes ou des aspects (bases) de l'objet envisagé.

Faut-il rappeler que le terme "critique" s'applique à tout jugement porté sur une œuvre, qu'il soit élogieux ou désapprobateur ? Une critique de film, par exemple, n'est rien d'autre qu'un compte rendu prolongé d'un commentaire.

 

Règles spécifiques

Le commentaire se développe selon une quadruple démarche.

Expliquer

Rendre explicite ce qui est implicite, faire apparaître de manière claire les informations du texte. Si c'est nécessaire, les développer : approfondir l'un ou l'autre point.

Mettre en relations

Il n'y a guère de sujets neufs, il n'y a que des nouveaux points de vue. Il peut être utile à bien des égards de confronter le texte à commenter à l'un ou l'autre déjà produits sur le même thème. Par contraste ou par analogie, on pourra de la sorte mieux cerner ses caractéristiques.

Relations avec d'autres textes, relations avec d'autres œuvres littéraires au sens large : toutes les formes de création artistique peuvent être sollicitées, sans se limiter à envisager des discours sur le même thème. On peut partir d'un détail, d'une image, d'un personnage, et le rapprocher d'un élément choisi dans une autre œuvre. Si le sujet n'est pas estimé connu du destinataire, le commentaire doit d'abord le présenter (résumé ou compte rendu) ou citer des références, bibliographiques ou autres, à titre d'information.

Il ne faut cependant pas comparer n'importe quoi. La comparaison doit déboucher sur une réflexion, éclairer tel ou tel aspect de l'œuvre considérée.

Évaluer

Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur . BEAUMARCHAIS

"C'est bien ! ", "c'est moche ! " sont déjà des évaluations. Pour dépasser ce niveau quelque peu simpliste, donnez une valeur au texte (forme et contenu). Critiquez-le, en fonction : d'une part, d'oeuvres différentes; et d'autre part, d'une échelle de valeurs personnelle ou non.

La critique du texte en montre les limites et présente d'autres informations susceptibles de conduire à une conclusion différente. Cette évaluation sera d'autant plus nuancée, plus riche que le cadre de référence de l'élève est plus étendu, c'est ce qu'on appelle la culture. Elle sera d'autant plus personnelle que le commentateur aura mis au jour sa propre échelle de valeurs (= maturité ?).

Pour faire court, disons qu'on peut notamment prendre comme base d'évaluation: le sujet, la langue, le style, les exemples, l'argumentation, l'agencement et comme critères: l'originalité; la pertinence; la cohérence, la lisibilité, le fondement.

Attention, certaines erreurs peuvent compromettre le commentaire.

  • Fournir une évaluation non pertinente, par exemple. Des contextes spécifiques et un type d'oeuvre précis (circonstances de la communication) justifient, en effet, certaines particularités. Le commentateur qui évaluerait sans tenir compte de ces éléments se fourvoierait. Ainsi le commentaire d'un texte à référent imaginaire n'applique pas les mêmes critères que celui d'un texte à référent réel.
  • Le contresens discrédite pareillement un commentaire non fondé, qui s'appuie sur des bases absentes dans l'œuvre proposée.

Proposer une interprétation personnelle

Le destin du texte, c'est d'être lu et compris par un lecteur particulier. Il est donc légitime que le lecteur, à son tour, exprime les réactions que le texte a produites en lui. A condition, bien sûr, de signaler qu'il s'agit d'une réécriture. Une image, un poème, un message publicitaire mais aussi un discours politique ou l'énoncé d'une question d'examen peuvent donner lieu à un commentaire. Certains privilégient par exemple la logique comme critère, d'autres laissent libre cours à leur fantaisie. L'histoire des arts, littéraires ou non, est parsemée de pareilles interprétations parfois appelées réécritures, un des phénomènes de l'intertextualité.

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Pepsi 07/02/2015 19:14

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