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Le bon usage

Le bon usage

Mon blog est consacré essentiellement au bon usage de la langue française. Il est donc, spécialement conçu et destiné aux collégiens,lycéens, étudiants,et notamment aux amoureux de la langue de Molière.


Le suivi

Publié par Fawzi Demmane sur 12 Janvier 2010, 22:46pm

Catégories : #A vos plumes !

Resultat

 

 

 

 

 

 

  

 

         Le suivi ne se concrétise que par six caractéristiques. L’adoration doit correspondre à la législation (As-Sharî’a)  dans sa cause, son genre, sa quantité, sa manière, sa période et son lieu.

 

1)  L’adoration doit correspondre à la législation dans sa cause.

  Quiconque adore Allâh par une adoration basée sur une cause que la législation n’a pas confirmée ; cette adoration est alors rejetée car elle ne provient pas de l’ordre d’Allâh et de son Messager . [...]

Il faut savoir que l’innovation est une chose qu’il ne faut pas prendre à la légère. Les cicatrices qu’elle marque sur le coeur sont néfastes. Même si l’homme dans ces instants  éprouve une sensation de légèreté et de douceur, celle-ci sera, après  peu, tout à fait le contraire car la joie du coeur dans le faux ne dure pas mais elle est, plutôt, suivie par la douleur, le regret et la déception. De plus, toutes les innovations possèdent, en elles-même, un danger, car elles sous-entendent un dénigrement vis-à-vis du message. En effet, l’innovation sous-entend que le Messager n’a pas achevé la législation malgré bien qu’Allâh ait dit :

[…Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait.
Et J’agrée l’Islam pour vous comme religion…]
(sourate Al-Mâidah verset 3).

 Il est étrange que certains éprouvés par les innovations, persévèrent fermement dans leur application alors qu’ils se relachent dans l’application de ce qui est plus bénéfique, authentique et sérieux. [...]

 

2)  L’adoration doit correspondre à la législation dans son genre.

 Prenons l’exemple de l’immolation d’un cheval pour le jour du sacrifice qui est Al 'Aîd-al-Adhâ. En effet, si une personne venait à sacrifier un cheval ce jour-là, alors ce serait en opposition à la législation dans son genre . En effet, le jour du sacrifice, il faut que l’offrande fasse partie, exclusivement, de la famille des ovins, bovins ou des camélidés. Ainsi, le cheval faisant partie de la famille des équidés n’est pas le genre d’animal correspondant à cette adoration.) (NdT)

 

3)  L’adoration doit correspondre à la législation dans sa quantité.

Si quelqu’un venait à dire qu’il prie le Dhouhr (prière du midi) six rak’ats (unités de prière), son adoration serait-elle en accord avec la législation ? Non, bien sûr, car cette prière n’est pas en conformité avec la législation dans sa quantité. [...]

 

4)   L’adoration doit correspondre à la législation dans sa manière.

Si quelqu’un mettait, conformément, en application une adoration dans son genre, sa quantité et sa cause, mais en étant en opposition à la législation dans sa manière ; alors, cette adoration n’est pas valable.

Prenons l’exemple d’un homme qui perd ses ablutions ; seulement pendant qu’il refait ses ablutions, il commençe par laver ses pieds puis s'essuie la tête, ensuite se lave les avant-bras pour enfin finir par son visage : Ses ablutions sont-elles correctes ?  Non, car il s’est opposé à la législation dans la manière . (En effet, un grand nombre de savants a démontré que l’ordre (At-tartîb) de lavage des membres fait partie des obligations des ablutions (cf v.6 sourate maidah). Celui qui ne l’a pas respecté doit obligatoirement refaire ses ablutions. Ainsi, l’homme, évoqué dans l’exemple, aurait dû commencer par son visage, ensuite ses avant-bras, ensuite sa tête pour enfin finir par ses pieds.) (NdT)

 

5) L’adoration doit correspondre à la législation dans sa période.

 Prenons l’exemple d’une personne qui jeûne le mois de Cha’bân ou Chawâl au lieu de jeûner le mois de Ramadân. [...]

 On ressort, de cela, une règle importante dans ce chapitre qui est : « Toute adoration qui est délimitée par une période et qui est accomplie, sans excuse valable,  en dehors de son temps, ne sera pas acceptée mais, bien au contraire, rejetée ». La preuve de ceci est le hadith rapporté par Aicha selon le Prophète dit : « Tout acte non-conforme à nos enseignements est rejeté».

 

6)  L’adoration doit correspondre à la législation dans son lieu.

Si un homme venait à stationner le jour de Arafat (le neuvième jour de Dhoul-hijja) à Muzdalifah, alors son acte ne serait pas valable à cause de la non-conformité entre l’adoration et le lieu qui correspond à la législation. [...] (Le stationnement à Arafa est un pilier du pèlerinage comme l’a dit notre Prophète: « Le pèlerinage, c’est Arafa ». Cette adoration consiste à rester toute la journée à l’intérieur du lieu d'Arafa, située près de la Mecque, jusqu’au coucher du soleil. Ainsi, remplacer le stationnement de Arafa à Muzdalifah n’est pas en conformité avec les prescriptions de notre Prophète). (NdT)

 

          Voici donc, ces six critères, dont le regroupement est nécessaire pour que le suivi soit concrétisé.

 

 

Posté par ZAHRA, le 12/01/2010

 


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