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Le bon usage

Le bon usage

Mon blog est consacré essentiellement au bon usage de la langue française. Il est donc, spécialement conçu et destiné aux collégiens,lycéens, étudiants,et notamment aux amoureux de la langue de Molière.


Marquise de Sablé

Publié par Fawzi Demmane sur 1 Janvier 2011, 00:42am

Catégories : #Phrases mythiques

http://chateau-le-renouard.com/Madame%20de%20Souvre.gif

 

 

 


 

 

Il n'y a que les petits esprits qui ne peuvent souffrir qu'on leur reproche leur ignorance parce que, comme ils sont ordinairement fort aveugles en toutes choses, fort sots, et fort ignorants, ils ne doute jamais de rien et sont persuadés qu'ils voient clairement ce qu'ils ne voient qu'au travers de l'obscurité de leur esprit.

 

 


 

 

Il n'y a pas plus de raison de trop s'accuser de ses défauts, que de s'en trop excuser. Ceux qui s'accusent par excès le font souvent pour ne pouvoir souffrir qu'on les accuse ou par vanité de faire croire qu'ils savent confesser leurs défauts.

 

 


 

 

On peut bien se connaître soi-même mais on ne s'examine point assez pour cela, et l'on se soucie d'avantage de paraître tel qu'on doit être que d'être en effet ce qu'on doit.

 

 


 

 

Si l'on avait autant de soin d'être ce qu'on doit être que de tromper les autres en déguisant ce que l'on est, on pourrait se montrer tel qu'on est, sans avoir la peine de se déguiser.

 

 


 

 

On loue quelquefois les choses passées pour blâmer les présentes, et pour mépriser ce qui est, on estime ce qui n'est plus.

 

 


 

 

Une des choses qui fait que l'on trouve si peu de gens agréables et qui paraissent raisonnables dans la conversation, c'est qu'il n'y en a quasi point qui ne pensent plutôt à ce qu'ils veulent dire qu'à répondre précisément à ce qu'on leur dit. Les plus complaisants se contentent de montrer une mine attentive, au même temps qu'on voit dans leurs yeux et dans leur esprit un égarement et une précipitation de retourner à ce qu'ils veulent dire, au lieu qu'on devrait juger que c'est un mauvais moyen de plaire que de chercher à se satisfaire si fort, et que bien écouter et bien répondre est une plus grande perfection que de parler bien et beaucoup, sans écouter et sans répondre aux choses qu'on nous dit.

 

 


 

 

Savoir bien découvrir l'intérieur d'autrui et cacher le sien est une grande marque de supériorité d'esprit.

 

 


 

 

Le trop parler est un si grand défaut qu'en matière d'affaires et de conversation, si ce qui est bon est court, il est doublement bon, et l'on gagne par la brièveté ce qu'on perd souvent par l'excès des paroles.

 

 


 

 

C'est augmenter ses défauts que de les désavouer quand on nous les reproche.

 

 


 

 

Il y a peu d'avantage de se plaire à soi-même quand on ne plaît à personne. Car souvent le trop grand amour que l'on a pour soi est châtié par le mépris d'autrui.

 

 


 

 

Il y a des gens tellement aveuglés, et qui se flattent tellement en toutes choses, qu'ils croient toujours comme ils désirent et pensent aussi faire croire aux autres tout ce qu'ils veulent ; quelque méchante raison qu'ils emploient pour persuader, ils en sont si préoccupés qu'il leur semble qu'ils n'ont qu'à le dire d'un ton fort haut et affirmatif pour en convaincre tout le monde.

 

 


 

 

La honte qu'on a de se voir louer sans fondement donne souvent sujet de faire des choses qu'on n'aurait jamais faites sans cela.

 

 


 

 

L'amour, partout où il est, est toujours le maître. Il forme l'âme, le coeur et l'esprit, selon ce qu'il est. Il n'est ni petit ni grand selon le coeur et l'esprit qu'il occupe, mais selon ce qu'il est en lui-même. Et il semble véritablement que l'amour est à l'âme de celui qui aime ce que l'âme est au corps de celui qu'elle anime.

 

 


 

 

L'amour a un caractère si particulier qu'on ne peut le cacher où il est, ni le feindre où il n'est pas.

 

 


 

 

 

 

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