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Le bon usage

Le bon usage

Mon blog est consacré essentiellement au bon usage de la langue française. Il est donc, spécialement conçu et destiné aux collégiens,lycéens, étudiants,et notamment aux amoureux de la langue de Molière.


Sur la route de Madison

Publié par Fawzi Demmane sur 18 Mars 2011, 16:20pm

Catégories : #A vos plumes !

Sur la route de Madison (The Bridges of Madison County) met en images une histoire d’amour impossible. La scène la plus troublante du film est peut-être celle de leur adieu : il pleut et elle est dans sa voiture avec son mari, elle pleure et lui, l’entr'aperçoit dans une autre voiture, à travers la pluie, les vitres mouillées, et leurs larmes.


Pendant la guerre, Richard Johnson a épousé une Italienne, Francesca, et l’a ramenée chez lui, dans sa ferme de l’Iowa. La jeune femme s’est habituée à sa nouvelle vie et, pendant plus de quarante ans, a été une épouse et une mère exemplaires. À sa mort, ses enfants, Carolyn et Michael, se retrouvent pour l’ouverture du testament. Parmi d’autres biens, la vieille dame leur lègue un journal intime racontant sa brève liaison avec un étranger de passage…
Cela s’est passé à l’automne 1965. Richard et les enfants étaient partis visiter la foire de l’Illinois, laissant la ferme à la garde de Francesca. Soudain, une voiture s’arrête devant le portail : Robert Kincaid, un homme d’un certain âge, athlétique et séduisant, demande son chemin. Photographe au «National Geographic», il doit faire un reportage sur les vieux ponts couverts de la région. Francesca l’accompagne au Roseman Bridge et, de retour, l’invite à prendre un thé. 
Après son départ, encore sous le charme de leur tête-à-tête, elle retourne sur le pont épingler une invitation à dîner qu’il trouve le lendemain à l’aube, en allant prendre de nouvelles photos. 
Pendant que Francesca se rend à Des Moines acheter une robe en prévision de leur soirée, Robert est témoin, dans un bar, de l’ostracisme des habitants envers Lucy Redfield, une épouse adultère. Il est pris de scrupules à l’idée de risquer la réputation de Francesca, mais celle-ci est disposée à prendre tous les risques. 
Pendant deux jours, ils vivent une passion telle que ni l’un ni l’autre n’en a jamais connue. Toutefois, lorsque Robert lui demande de partir avec lui, Francesca ne peut se résoudre à abandonner son mari et ses enfants.  L’un et l’autre n’ont cessé de penser l’un à l’autre jusqu’à leur mort mais ils ne se reverront jamais. 
Les cendres de Francesca iront rejoindre celle de Richard et seront jetées du haut du pont …
Découvrant cet aspect inconnu de leur mère, Carolyn et Michael, bouleversés par ce mélange d’héroïsme, d’abnégation, de vulnérabilité et de sensualité, seront amenés à reconsidérer leurs rapports avec leurs propres conjoints.


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Fawzi Demmane 18/03/2011 20:45



Fawzi : J'ai regardé la scène du film plus de 10 fois.

dejla : Moi c'est tout le film que j'ai regardé peut être 10 fois et à chaque fois je me dis elle va descendre!

Fawzi : Si elle est descendue, le film perd tout son charme.

dejla : Oui !!!! quand j'irai mieux, je posterai un commentaire.

Fawzi : Merci…. le tout est joué sur la courte durée de temps qu'a pris ce grand amour.

dejla : Oui, juste deux jours qui ont meublé toute une vie.

Fawzi : Toute une vie qui n’a duré que deux jours.

dejla : ...C'est plus jolie ta phrase. Oui, une vie qui a duré deux jours.

Fawzi : Deux jours qui ont pu balayer toute une autre vie qui avait duré 40 ans.

dejla : Et le reste fut embelli par le souvenir de ces deux jours!

Fawzi : Deux jours qui ont pimenté le restant de leurs vies.

dejla : On devrait écrire un commentaire ensemble! Qu'est-ce que tu en dis?

Fawzi : Pourquoi pas…. Mais tu n’as pas remarqué que nous avons déjà commenté ? et un très beau commentaire en plus ?

dejla : Voila !!! Alors poste-le tel quel…. En plus il est parfumé !!

Fawzi : Parfumé et très original.



ANONYMA 18/03/2011 17:09



Ce qui, selon moi, fait la force de cette histoire, c'est le laps de temps dérisoire dont disposent Francesca et Robert Kincaid pour s'aimer. Nous savons,par le procédé de retour en arrière, que
Francesca a pris le parti de ne pas quitter son mari. Il n'y a donc aucun suspens. Justement, ce temps qui nous est compté,et qui donne son prix à notre existence dès que nous en prenons
conscience, recouvre nos gestes quotidiens d'une intensité à nulle autre pareille. Francesca et Robert sentent leur sentiments croître peu à peu. Le ballet de leurs gestes les plus infimes, les
plus anodins, devient une ode à la vie. C'est bouleversant. Nous devrions tous vivre comme si notre journée était la dernière.



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