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Le bon usage

Le bon usage

Mon blog est consacré essentiellement au bon usage de la langue française. Il est donc, spécialement conçu et destiné aux collégiens,lycéens, étudiants,et notamment aux amoureux de la langue de Molière.


Tu vieillis, mon enfant !

Publié par Fawzi Demmane sur 5 Février 2011, 12:59pm

Catégories : #A vos plumes !

  http://img.over-blog.com/500x375/1/72/28/27//vieux-marin.jpg

 

Ton père te dit : Tu vieillis, mon enfant !

 

La vieillesse te guette, mon enfant. Tu n'as ni l'âge de naviguer, ni la force de ramer. Tu ne peux indéfiniment courir les océans. Tu les a tous connus et parcourus. La plus profonde des mers, dans ses bras tu t'es jeté, dans ses eaux tu t'es baigné et au fond de ses abîmes tu t'es noyé.

 

Je sais que tu ne t'imagines pas vivre loin de la mer, sans entendre le bruit de ses vagues, sans sentir son odeur iodée. Mais il faut que tu saches qu'il y a un âge pour tout. Et maintenant, tu a atteint l'âge de rentrer définitivement au port.

 

Reconstruis ta maison, mon fils.... ses murs commencent à ternir. Prends soin de ta femme, ses mains ont fini par se refroidir. A tes enfants, pendant les douces nuits d'été, tu pourras raconter les splendeurs de la mer qui continue à bleuir, et quand s'installe l'hiver, ses longues nuits te feront souvenir des dangers de la tempête et de ses délires.

 

 

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ANONYME 06/02/2011 12:32



...Il est des amarres qu'on largue un jour à tout jamais...des ports dont on ne voit que les phares vacillants dans la brume...des récifs ensanglantés de coraux qu'on contourne ...des iles qu'on
perd de vue et qu'on laisse disparaitre...il est des départs dont on ne revient jamais.


Et le soir, on regarde cette Lumineuse rejoindre l'horizon, se confondre avec le ciel ... et on se dit que le temps se rit bien de nous.




juste moi 05/02/2011 15:08



Et la mère dit cette fois à son fils:


Ce n'est pas l'age qui te guette mon enfant...


Ce ne sont n'en plus les années qui te poussent à tout délaisser...


Tu as toujours aimer découvrir des rives inexplorées et dans leur eau naviguer...


Dans les profondeurs des mers et des océans tu adores se noyer...


Tu te croyais toujours enfant et que rien ne pourrait t'échapper...


Et tes amarres se sont usées en essayant de déchiffrer les secrets...


Mais le courant a su à chaque fois t'emporter...


Vers des rives où tu ne faisais que passer...


Vers des rives sures et parfois semées de gros rochers...





Prends une pose mon enfant et reconstruis tes voiliers...


Dans tes souvenirs tu seras toujours le guerrier qui a guidé la mer et l'a amadoué...


Tu trouveras des choses à raconter, aux murs froids et aux mains que tu as délaissé...


Garde bien ton pont et brise tous les filets...


Tu as enfin eu le courage de se reposer et de se retrouver...


Je ne veux que te voir heureux mon enfant adoré...


Et tu serais toujours aux yeux de la mère qui t'avait vu un jour s'éloigner, son petit bébé...


Même si tu pars si loin d'elle, elle sait qu'elle te retrouverais une certaine année...


Un jour d'automne, et elle prie qu'il soit ensoleillé...


Pour pouvoir admirer le reflet bleuté dans tes yeux...


 


Bonne chance mon enfant, tu ne vieillieras jamais, mais si ça te fait plaisir, je garderais tes voiliers, pour garantir que tu ne t'aventureras plus jamais, cherchant le charme des mers
éloignées...


Et la mère serre son châle sur ses épaules courbées par les années, lève les yeux vers les cieux qu'elle voyait l'envelopper, et prie pour son enfant... Que dieu puisse le garder pour
tous ceux qui ont su vraiment l'aimer...


 



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