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Le bon usage

Le bon usage

Mon blog est consacré essentiellement au bon usage de la langue française. Il est donc, spécialement conçu et destiné aux collégiens,lycéens, étudiants,et notamment aux amoureux de la langue de Molière.


Une bouteille à la mer

Publié par Fawzi Demmane sur 18 Septembre 2011, 20:19pm

Catégories : #Correspondances célèbres

 

 

 

Chère Catherine,

Pardon de ne pas t’avoir parlé depuis si longtemps. J’avais le sentiment d’être perdu, sans repère ni boussole. Je n’arrêtais pas de me cogner partout. J’étais devenu un fou. Jamais encore je n’avais été perdu, c’était toi qui m’indiquais le nord. Je retrouvais toujours mon chemin, car tu étais mon chemin. Pardonnes la colère que m’as causé ton départ, je pense encore qu’une erreur à été commise et j’attends de dieu qu’il la répare.
 
Je vais mieux maintenant, le travail me soutient, mais par dessus tout, c’est toi qui me soutient. Tu m’es apparu en rêve, cette nuit et tu avais ce sourire, qui comme l’étreinte des amants et qui me berce comme un enfant. Tout ce que j’ai gardé du rêve, c’est un sentiment de paix. Je l’éprouvais encore à mon réveil et je me suis efforcé de le prolonger aussi longtemps que possible. Je t’écris pour te dire que je m’embarque à la recherche de cette paix et pour te demander pardon pour tant de choses.
 
Pardon de n’avoir pas mieux veillé sur toi, pour que tu n’ai jamais froid, jamais peur, que tu ne sois jamais malade. Pardon de n’avoir pas su trouvé les mots pour exprimer ce que je ressentais. Pardon d’avoir tant tardé à réparer la porte, c’est fait aujourd’hui. Pardon pour les fois ou nous nous sommes disputé, pardon de n’avoir pas su m’excuser, c’était par orgueil et pour tous les compliments que je ne t’ai jamais fait, sur tes coiffures et les vêtements que tu choisissais et par dessus tout de ne pas t’avoir serré si fort que dieu n’aurait pu t’emporter.

Avec tout mon amour,

G.
Une bouteille à la mer, Garett à Catherine .

À tous les navires au large, à tous les ports d’attache, à ma famille, à tous les amis et à tous les inconnus.
Ceci est un message, une prière ;
Le message, c’est que mes voyages m’ont enseigné une grande vérité.
J’avais déjà ce que tout le monde recherche ;
Que très peu arrivent à trouver ;
La seule personne au monde que je suis née pour aimer toute ma vie ;
Une personne comme moi ;
Originaire des OuterBanks, au bord de l’atlantique mystérieux ;
Une personne riche de trésors tous simples ;
Qui s’est faite elle même ;
Qui a appris toute seule,
À havre ou j’étais toujours chez moi ;
Et que nul vent, nulle tempête, ni même la mort ne pourront jamais détruire ;


La prière, c’est que tous les êtres puissent connaître un tel amour ;
Afin qu’il les guérisse ;
Si ma prière est exaucée, elle effacera toute faute, tout regret et apaisera toute colère ;
S’il vous plait mon dieu.
Amen.
Une bouteille à la mer, Catherine.
 

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Teyba 21/09/2011 19:12



Effectivement, vous avez parfaitement raison.



Teyba 20/09/2011 23:16



 


Le personnage dit à un certain moment que "son orgueil" l'empechait de le faire,je crois effectivement que l'orgueil ne peut co-habiter avec l'humilité.


Une personne très chere m'a appris que lorsqu'on aimait on mettait son orgueil dans sa poche et on avançait!


Peut-on tout pardonner?je ne sais pas.



Fawzi Demmane 21/09/2011 19:08



Comme il y a des erreurs pardonnables, il y a aussi celles qui sont impardonnables : ça dépend de leur nature, de leur gravité, de leurs circonstances et surtout de ce qu'elles peuvent détruire
sur leur passage.


Une erreur qui pourrait faire perdre toute une fortune n'a pas le même impact ni la même importance qu'une erreur qui pourrait faire perdre la confiance.


L'erreur qui fait naître le sentiment de la déception, celle-ci est impardonnable.


 



Fawzi Demmane 20/09/2011 10:02



Celui qui demande pardon est déjà, dans une certaine mesure, un autre. Alors qui, à qui pardonne-t-on ? Et Quoi ?


Jacques Derrida



Teyba 19/09/2011 21:11



Demander pardon affranchit.On traverse le miroir et on se donne la possibilté d'etre l'autre,absolument....Et on découvre,effaré,l'étendue du calvair.


Demander pardon est un acte d'humilité qui nous réconcilie avec nous-meme et nous pacifie.. 


 



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