Je ne sais que verser mon amertume sur du papier blanc avant d’endosser l’uniforme de la droiture.
Je laisse derrière moi autant de souvenirs et je pars avec l’artifice d’un métier où les sentiments n’ont plus de
place.
Dans ce mauvais rôle, je perds mes idées fantaisistes, mes espoirs de trouver le sourire, pire il m’est impossible de
supporter les mauvais coups !
La cour des miracles a horreur des poètes maudits et la damnation se vit à travers une lucidité qui contraint à faire de
la fausseté une préciosité.
Le masque n’est plus une armure, il va laisser place à des entailles dans mon être. Ce n’est plus le masque de fer,
c’est le masque mortuaire que je m’apprête à porter pour préparer une vie sans vie.
La beuverie et le vampirisme sont des lettres de noblesse dans un cénacle de chevaliers à la triste figure.
Le baptême de feu s’annonce périlleux : jonglerie ne rime guère avec courtoisie !
Posté par Eya Berriche, le 24/12/2010